Baromètre fiscal
Fiscalité de la location en 2026 : les règles, vérifiées et sourcées
Abattements, plafonds, prélèvements sociaux, seuils : l'état des règles applicables aux revenus 2025 et 2026, vérifié aux sources officielles (BOFiP, impots.gouv.fr, Légifrance, Service-Public) et daté. Avec un simulateur pour comparer micro et réel selon votre situation.
Dernière vérification des règles : 11 juillet 2026 · Sources officielles citées en bas de page · Information générale, ne constitue pas un conseil fiscal
Le baromètre des régimes
Régime micro : abattement forfaitaire et plafond de recettes, par année de perception des revenus.
Meublé de tourisme non classé
Courte durée sans classement (micro-BIC)
- Revenus 2025
- 30 % · plafond 15 000 €
- Revenus 2026
- 30 % · plafond 15 000 €
Plafond expressément exclu de la revalorisation triennale (art. 50-0 CGI). Au-delà : régime réel.
Meublé de tourisme classé
Courte durée avec classement (micro-BIC)
- Revenus 2025
- 50 % · plafond 77 700 €
- Revenus 2026
- 50 % · plafond 83 600 €
Fini le 71 %/188 700 € : depuis les revenus 2025, les classés sont alignés sur les prestations de services (50 %).
Location meublée longue durée
Bail meublé, résidence principale du locataire (micro-BIC)
- Revenus 2025
- 50 % · plafond 77 700 €
- Revenus 2026
- 50 % · plafond 83 600 €
Régime inchangé par la loi Le Meur. Les loyers d'un bail meublé sont des BIC, jamais des revenus fonciers.
Location nue
Bail vide, revenus fonciers (micro-foncier)
- Revenus 2025
- 30 % · plafond 15 000 €
- Revenus 2026
- 30 % · plafond 15 000 €
Au réel : déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an (hors intérêts d'emprunt).
Prélèvements sociaux
Location meublée (BIC non professionnels) : 18,6 % dès les revenus 2025 (CSG portée de 9,2 % à 10,6 % par l'art. 12 de la LFSS 2026, à compter de l'imposition des revenus de l'année 2025). Location nue (revenus fonciers) : 17,2 % maintenus (exception expresse de l'art. L136-8 CSS). Au-delà de 23 000 € de recettes de courte durée, des cotisations sociales remplacent ces prélèvements (jamais les deux sur les mêmes revenus).
Le simulateur : micro ou réel ?
Comparez l'imposition estimée de vos recettes locatives selon le régime. Mode rapide (votre TMI) ou mode barème progressif (parts fiscales), comparaison avec le régime réel en option.
Déclarés au printemps 2026 : règles entièrement stabilisées.
Courte durée type Airbnb, sans classement
Micro BIC : abattement 30 %, plafond 15 000 €.
La TMI est le taux appliqué à la dernière tranche de vos revenus. En cas de doute, utilisez le mode barème ci-dessous.
Micro-BIC
- Base imposable
- 8 400 €
- Impôt sur le revenu estimé
- 2 520 €
- Prélèvements sociaux
- 1 562 €
- Total impôts estimé
- 4 082 €
- Net après impôts
- 7 918 €
- Prélèvements sociaux à 18,6 % : la CSG sur les revenus du patrimoine est passée de 9,2 % à 10,6 % à compter de l'imposition des revenus de l'année 2025 (LFSS 2026). Les revenus fonciers restent à 17,2 %. Les revenus déjà soumis aux cotisations sociales ne subissent pas ces prélèvements.
À prendre en compte
- CFE : la location meublée y est en principe soumise, même en LMNP (exonération si recettes annuelles inférieures ou égales à 5 000 €). Montant variable selon la commune : non calculé ici.
Estimation indicative fondée sur les règles vérifiées à la date indiquée en bas de page. Ce simulateur ne constitue ni un conseil fiscal ni un conseil en investissement : votre situation personnelle peut modifier sensiblement le résultat. Rapprochez-vous d'un professionnel du chiffre pour toute décision.
Les mécaniques, expliquées
Quel abattement micro-BIC s'applique à un meublé de tourisme en 2026 ?
Depuis les revenus 2025 (loi Le Meur), un meublé de tourisme non classé relève du micro-BIC avec 30 % d'abattement et un plafond de 15 000 € de recettes ; un meublé classé bénéficie de 50 % d'abattement avec un plafond de 77 700 € (revenus 2025), porté à 83 600 € pour les revenus 2026. Le plafond de 15 000 € des non classés n'est pas revalorisé : l'article 50-0 du CGI l'exclut expressément de la revalorisation triennale.
L'abattement de 92 % en zone rurale existe-t-il encore ?
Non. L'abattement supplémentaire de 21 % (qui portait le total à 92 % pour certains meublés classés hors zone tendue) a été appliqué en pratique aux revenus 2024 (et, sur option, 2023). Il est supprimé depuis les revenus perçus à compter du 1er janvier 2025.
Micro-BIC ou régime réel : comment choisir ?
Au micro, l'administration applique un abattement forfaitaire (30 % ou 50 %) sans autre déduction. Au réel, vous déduisez les charges effectives (intérêts, travaux, assurance, taxe foncière...) et les amortissements du bien et du mobilier ; pour un meublé de tourisme non classé limité à 30 % d'abattement, le réel est très souvent plus avantageux. L'option pour le réel s'exerce avant la date limite de déclaration des revenus de l'année précédente, vaut un an et se reconduit tacitement. Attention : en location meublée non professionnelle, l'amortissement ne peut pas créer de déficit (article 39 C du CGI).
Qu'est-ce qui a changé pour la plus-value LMNP à la revente ?
Pour les cessions réalisées depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits au régime réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value imposable (article 84 de la loi de finances pour 2025), sauf exceptions (certaines résidences gérées : étudiantes, seniors, médico-sociales ; les résidences de tourisme n'en font pas partie). Un loueur resté au micro-BIC n'est pas concerné, et les abattements pour durée de détention (exonération d'impôt après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans) restent applicables.
Prélèvements sociaux : 17,2 % ou 18,6 % ?
Cela dépend de la nature du revenu, pas seulement de l'année. La CSG sur les revenus du patrimoine a été portée de 9,2 % à 10,6 % à compter de l'imposition des revenus de l'année 2025 (article 12 de la LFSS 2026) : les BIC non professionnels de la location meublée sont donc à 18,6 % dès les revenus 2025 déclarés en 2026. Les revenus fonciers (location nue), eux, restent expressément maintenus à 17,2 % par l'article L136-8 du Code de la sécurité sociale. Et au-delà de 23 000 € de recettes de courte durée, ce sont des cotisations sociales qui s'appliquent, à la place de ces prélèvements.
Que se passe-t-il au-delà de 23 000 € de recettes de courte durée ?
Deux seuils distincts portent le même montant. Le seuil social : au-delà de 23 000 € de recettes annuelles de location meublée de courte durée, l'affiliation est obligatoire et des cotisations sociales remplacent les prélèvements sociaux (jamais les deux sur les mêmes revenus). Le seuil fiscal LMP : il faut 23 000 € ET que ces recettes dépassent les autres revenus d'activité du foyer, deux conditions cumulatives. On peut donc être loueur non professionnel fiscalement tout en devant cotiser socialement.
La location meublée est-elle soumise à la TVA ?
Non pour la location meublée simple, qui est exonérée sans option possible. La TVA (au taux de 10 %) ne s'applique qu'en parahôtellerie : séjours proposés de 30 nuitées ou moins ET au moins 3 des 4 services proposés au client (petit-déjeuner, ménage régulier, linge de maison, accueil). Le ménage de fin de séjour seul ne suffit pas à basculer.
Qui paie la taxe de séjour ?
Au régime réel (le plus courant), la taxe de séjour est payée par le voyageur : le loueur ou la plateforme la collecte puis la reverse à la collectivité. Ce n'est ni un revenu imposable ni une charge fiscale du propriétaire.
Ce que ce simulateur ne modélise pas (transparence)
- La décote et le plafonnement du quotient familial (mode barème) ne sont pas modélisés : un avertissement s'affiche lorsque le foyer se situe en zone de décote probable.
- L'économie d'impôt procurée par un déficit foncier sur les autres revenus du foyer n'est pas chiffrée (le déficit imputable est affiché).
- Les cotisations sociales au-delà de 23 000 € de recettes de courte durée ne sont pas calculées (renvoi Urssaf).
- La CFE (variable selon la commune) et la taxe de séjour (payée par le voyageur, collectée par le loueur) ne sont pas intégrées.
- La TVA n'est pas simulée : la location meublée simple est exonérée ; seule la parahôtellerie (séjours proposés de 30 nuitées ou moins ET au moins 3 des 4 services : petit-déjeuner, ménage régulier, linge, accueil) est taxable à 10 %.
- Le complément de revenu perçu par un propriétaire dans le cadre du modèle Joyloc n'est pas simulé : il n'existe pas de doctrine fiscale publiée qualifiant spécifiquement ce flux ; sa déclaration dépend de votre situation (rapprochez-vous d'un professionnel, ou sécurisez par rescrit, art. L80 B du LPF).
- Les régimes spéciaux (monuments historiques, dispositifs d'amortissement type Robien/Borloo, Loc'Avantages) qui excluent du micro-foncier ne sont pas gérés.
- L'éligibilité au micro d'une année N s'apprécie sur les recettes de N-1 (voire N-2), et la sortie du micro suppose un dépassement deux années consécutives : le simulateur compare, par simplification, les recettes saisies au plafond.
Et avec Joyloc ?
Le loyer reste imposé comme d'habitude
Dans le modèle Joyloc, le propriétaire perçoit son loyer classique : il est imposé selon le régime de son bail (BIC en meublé, revenus fonciers en location nue), exactement comme ci-dessus. Le complément de revenu additionnel dépend, lui, de votre situation : il n'existe pas de doctrine fiscale publiée qualifiant spécifiquement ce flux, et nous ne prétendons pas le contraire. Nous vous orientons vers un professionnel du chiffre pour le sécuriser, et nos conseillers vous expliquent le cadre en toute transparence.
Sources officielles (consultées le 11 juillet 2026)
- Légifrance : art. 50-0 du CGI (micro-BIC, version en vigueur) ↗
- impots.gouv.fr : FAQ meublé de tourisme (nouveau régime) ↗
- impots.gouv.fr : les locations meublées (LMNP/LMP) ↗
- Service-Public : location meublée, fiche F32744 ↗
- BOFiP : BOI-RFPI-DECLA-10 (micro-foncier, 06/03/2025) ↗
- Légifrance : art. 156 du CGI (déficit foncier) ↗
- Service-Public : barème de l'impôt sur le revenu (F1419) ↗
- Légifrance : art. L136-8 du Code de la sécurité sociale ↗
- Service-Public : location meublée et cotisations sociales (F34102) ↗
- Légifrance : art. 84 de la loi de finances pour 2025 (plus-value LMNP) ↗
- impots.gouv.fr : location meublée et CFE ↗
- BOFiP : BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20 (parahôtellerie, 26/03/2025) ↗
- impots.gouv.fr : louer une partie de sa résidence principale ↗
- Service-Public Pro : taxe de séjour (F743) ↗
Cette page est fournie à titre d'information générale et ne constitue ni un conseil fiscal ni un conseil en investissement. Les règles fiscales évoluent (lois de finances votées en fin d'année) : vérifiez toujours votre situation auprès d'un professionnel.
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